Notre commune signe la réduction des pesticides

Le 9 décembre dernier, la commune de Châteaubernard représentée par son maire, Daniel Boyer, s’engageait à mettre en oeuvre la charte Terre saine  Poitou-Charente « Votre commune sans pesticides » pour la réduction des pesticides dans les espaces communaux.

Cette charte concerne essentiellement les pratiques d’entretien des espaces publics en lien avec l’utilisation majoritaire des herbicides, des fongicides et des insecticides.

Elle traduit l’engagement des collectivités de Poitou-Charentes pour la réduction des pesticides.

Nous avons tendance à considérer que la propreté de la ville passe systématiquement par la destruction massive des « mauvaises herbes », appellation donnée à la flore spontanée qui a tendance à pousser là où on ne le souhaite pas et qui est considérée comme indésirable.
Compte tenu des enjeux écologiques et sanitaires actuels, il est important que nous changions notre regard sur cette végétation spontanée qui se développe en milieu urbain.

VERS UNE PLUS GRANDE TOLERANCE DES « MAUVAISES HERBES »

La démarche Charte Terre saine est une démarche progressive qui a pour objectif une diminution, voire une suppression, des pesticides au sein d’une collectivité. Pour que cette démarche réussisse, notre perception de l’herbe devra nécessairement évoluer afin que la flore spontanée ne soit plus considérée comme mauvaise ou sale, aussi bien au sein des espaces publics que des jardins privés.

En effet, l’abandon de l’utilisation des pesticides entraîne la mise en place de techniques alternatives qui n’ont pas la même efficacité qu’un produit chimique. La flore spontanée sera donc de plus en plus présente dans les espaces publics et dans les jardins.

Qu’il soit chimique ou alternatif, le désherbage ne doit plus constituer la seule solution en présence de végétation spontanée. Dans une commune, il existe de nombreux sites où l’on peut, sans dommage, laisser s’épanouir la végétation spontanée tout en la contrôlant.

DU COTE DE NOS VOISINS…

Nos amis européens ont une attitude différente de la nôtre face à la végétation spontanée en ville.

En Italie, pays touristique par excellence, la tolérance vis-à-vis de la végétation spontanée est importante, y compris dans les zones de prestige.

En Suède, à Stockholm, les pissenlits se développent en toute quiétude dans les pelouses et les allées. Le passage des piétons est considéré comme suffisant pour limiter la végétation spontanée aussi bien par les services de la ville que par les habitants.

Aux Pays-Bas, et en Espagne les plantes spontanées côtoient les plantes horticoles sans heurter les citadins dans les grandes villes et les villages.

En Grande-Bretagne, pays réputé pour l’excellence de ses jardins, les plantes sauvages se développent entre les pavés mais aussi dans les jardins naturels.

En Allemagne enfin, pays où la conscience écologique est très présente, à Berlin comme dans beaucoup d’autres communes, la nature prend ses quartiers en ville sans choquer les habitants.

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